Accéder au contenu principal
"Quand il y a un enfant en danger, il faut prendre toutes les mesures."

-Maître Llorente, avocat d'Éric P.

La justice s'est injustement acharnée pendant un an sur un enseignant injustement accusé du viol d’une élève de Genlis (21) malgré les preuves irréfutables de son innocence :

- Deux sur le même poste, il a été accompagné en permanence d’une collègue le jour des faits supposés.

- Le sperme d'un membre de la famille ayant été retrouvé sur la culotte devrait légitimement induire une nouvelle instruction et permettre le rejet du chef d'accusation.

Comment ne pas émettre des doutes sur le bienfondé de confier l'enquête aux gendarmes de la brigade de proximité alors que la plaignante est une des gendarmes de ce même secteur ?

Pendant que la petite est toujours en danger, le véritable agresseur n'est pas inquiété par la justice.

Nous demandons donc que la justice élargisse ses investigations au vu des éléments recueillis par l'enquête.

Bien que la Cour d’Appel de Dijon ait levée la mise en examen d'Eric, reconnaissant par là son innocence, il a besoin de votre soutien pour que toute la vérité éclate enfin et pour obtenir un non-lieu définitif.

Retrouvez le comité sur les réseaux sociaux :

La cour d'appel de Dijon lève la mise en examen d'un instituteur de Genlis suspecté du viol d'une fillette

Publié le 15/11/2017
Source : France Bleu

L'instituteur de Genlis mis en cause pour le viol d’une élève de maternelle de 4 ans © Maxppp - Stéphane Rak

La cour d'appel de Dijon a décidé ce mercredi de lever la mise en examen d'un instituteur de Genlis, suspecté de viol sur une fillette de 4 ans. Cet homme de 43 ans, qui nie les faits, a été placé sous le statut de témoin assisté.

L'affaire avait fait grand bruit à Genlis et même un peu partout en France. Éric P., cet instituteur remplaçant de 43 ans, accusé de viol par une fillette de 4 ans de l'école de la Chenaie le 14 novembre 2016 vient de voir sa mise en examen levée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon. Il obtient ce que son avocat, maître Claude Llorente, avait demandé à l'audience mi-octobre, à savoir: le statut de témoin assisté. Une première victoire pour cet enseignant, marié et père de famille. Car en clair, explique son conseil "cela signifie qu'il n'existe plus aucune charge grave et concordante qui laisserait penser que l'instituteur a eu un rôle quel qu'il soit dans le viol de l'enfant". Ce sont des analyses ADN, qui ont mis en évidence une tâche de sperme dans la culotte de la petite victime, qui ont relancé l'affaire. Ce sperme n'appartient pas à l'enseignant mais à un membre de la famille de l'enfant.

La bataille judiciaire se poursuit, l'enseignant veut désormais obtenir un non-lieu

L'enseignant explique que "ce statut de témoin assisté est un vrai premier pas pour la reconnaissance de l'innocence. Maintenant, j'attend que cette histoire soit définitivement terminée, c'est à dire que l'on soit au bout de l'enquête, au bout des investigations, que toute la vérité soit faite". Éric souhaite que le coupable de cette tragique agression soit confondu. "Parce que si on ne trouve pas le coupable -puisqu'il y a eu une agression sur cette petite- il restera un sentiment de doute et de soupçon... Trouver le coupable est le seul élément qui pourra prouver mon innocence". Le combat continue pour Éric qui veut décrocher un non-lieu et que "tout soupçon soit levé pour pouvoir tourner la page".

Éric, un homme presque heureux. Maintenant, pour sa famille, pour ses enfants, pour ses proches, pour lui bien sûr, il souhaite obtenir un non-lieu © Radio France - Thomas Nougaillon

"Cela signifie que l'institution judiciaire reconnaît qu'elle s'est trompée" selon maître Llorente

Maître Claude Llorente, du barreau de Paris, est un avocat spécialisé dans les erreurs judiciaires. Pour lui cette obtention du statut de témoin assisté est "la meilleure nouvelle que l'on pouvait attendre et qui ouvre la porte à d'autres combats". "Cela signifie que l'institution judiciaire reconnait qu'elle s'est trompée, c'est une première reconnaissance d'une sorte d'erreur judiciaire" explique t-il. Et l'avocat de poursuivre. "Maintenant il faut qu'un magistrat instructeur prenne à bras le corps cette affaire pour qu'un accusé à tort soit définitivement innocenté et qu'un éventuel coupable soit sanctionné si nécessaire" précise t-il.







Maître Claude Llorente, le conseil d'Éric © Radio France - Thomas Nougaillon


L'enquête se poursuit avec peut-être d'autres mises en examen à suivre

Selon Éric Mathais, procureur de la république de Dijon, ce placement de l'enseignant sous le statut de témoin assisté, ne change rien à l'affaire. "L'enquête se poursuit, elle est conduite par un juge d'instruction qui délivrera sûrement d'autres commissions rogatoires". Cela veut dire que "d'autres personnes sont susceptibles d'être placés en garde à vue et peut-être -s'il y a des éléments- d'autres personnes seront mises en examen". Rappelons que le viol sur mineur avec circonstances aggravantes est passible de vingt ans de prison.

Éric peut reprendre son métier d'enseignant

En attendant, Éric P., lui peut souffler, il avait été remis en liberté fin mars après 4 mois de détention à la maison d'arrêt de Dijon et placé sous contrôle judiciaire. Un contrôle judiciaire levé également par la chambre de l'instruction. Cela signifie qu'il peut désormais reprendre son métier d'enseignant. Il réfléchit à son avenir mais -toujours très secoué- il ne souhaite pas se retrouver de nouveau dans une classe face à des élèves.

Posts les plus consultés de ce blog

Côte-d'Or : accusations abandonnées contre un professeur accusé de viol sur une fillette

Publié le 15/11/2017
Source : France 3 National : 12/13
En Côte-d'Or, un professeur des écoles a été accusé de viol après qu'une fillette de quatre ans avait révélé avoir été victime d'attouchements sexuels. Ce mercredi 15 novembre, la cour d'appel de Dijon vient de lever sa mise en examen.


Le sourire de la délivrance. Entouré de son épouse et de son avocat, Éric quitte la cour d'appel de Dijon (Côte-d'Or) sous le simple statut de témoin assisté. Une victoire : toutes les charges retenues contre lui sont tombées. Un an que l'enseignant dénonce une erreur judiciaire, depuis son interpellation pour le viol d'une de ses élèves de l'école maternelle de Genlis, en Côte-d'Or.

Le principal suspect reste libre À l'époque, la petite fille de quatre ans identifie son professeur comme son agresseur. Il est mis en examen et incarcéré quatre mois. Mais des éléments vont semer le doute dans la tête des enquêteurs, notamment ces traces de sperme découvertes…

Le résumé des faits

Mis à jour le 08/07/2017 Plainte pour viol Le jeudi 17 novembre 2016, une plainte est déposée contre Éric P. pour viol dans le cadre de ses fonctions d’enseignant dans une école maternelle de Côte d’Or. La victime, la petite Julie*, vient d’avoir 4 ans la veille du dépôt de plainte. Elle présente des traces d’agression sexuelle, et désigne spontanément l’enseignant, selon sa mère. L’agression se serait déroulée le lundi 14 novembre, jour où le père découvre des traces de sang dans la culotte de sa fille lors de la douche du soir.

Éric P. est interpellé et placé immédiatement en garde à vue le jeudi 17 novembre. Celle-ci sera prolongée. Éric P. nie en bloc les accusations. Il est placé en détention provisoire à la Maison d’Arrêt de Dijon le samedi 19 novembre. Il en ressortira plus de 4 mois plus tard, le vendredi 24 mars.

Un viol à l’école maternelle : est-ce possible ? Impossible. Ce lundi 14 novembre, Éric P. n’est pas seul sur le poste de professeur au sein de la classe. Il s’agit…

Les fausses accusations d’abus sexuel

Dossier réalisé par le Groupe d'Étude sur le Sexisme
Mars 2011

Le présent dossier traite des fausses accusations d’abus sexuel : il ne met aucunement en cause l’existence d’abus réels, et la nécessité d’en confondre les auteurs. Les fausses accusations ne peuvent d’ailleurs trouver une crédibilité et prospérer que dans la mesure où existent ces abus réels : en 1996, c’est l’affaire du pédophile belge Dutroux qui a déclenché une vague de fausses accusations dans les pays d’Europe occidentale.
Tous les mis en cause dont les noms sont cités ont été blanchis par la Justice ou par leurs accusatrices.

1. Les fausses accusations sont vieilles comme le monde De tous temps, des individus malveillants en ont faussement accusé d’autres de méfaits divers, pour régler leurs comptes sans risque : ce genre d’acte est individuel et indépendant du contexte social.

Mais l’histoire connaît aussi, ponctuellement, des phénomènes de fausses accusations de masse. Elles atteignent ce niveau de masse parce…

Viol à Genlis : après cinq mois d'attente, le juge d'instruction nomme un administrateur ad-hoc

Publié le 16/03/2018
Source : France 3 Bourgogne Franche-Comté

© Maxime Villirillo
Selon nos informations, un administrateur ad-hoc va être nommé dans l'affaire de viol d'une fillette à Genlis. La semaine dernière, l'avocate d'une des parties civiles dénonçait à notre micro l'immobilisme de la justice dans ce dossier.

Un administrateur ad-hoc va être nommé dans l'affaire de la fillette violée à Genlis en 2016, selon nos informations confirmées ce vendredi 16 mars par le procureur de la République de Dijon.

En 2016, une petite fille avait été violée à Genlis. Dans un premier temps, son instituteur avait été soupçonné, avant que sa mise en examen ne soit levée. En janvier 2018, l’avocat de l’instituteur révélait que l’ADN retrouvé sur la culotte de l’enfant appartenait à "un proche de la famille".

Pour le moment, la fillette et ses parents sont défendus par le même avocat. L'ordonnance du juge d'instruction, prise le 13 mars 2018, de nommer un a…

L'instituteur a-t-il été accusé à tort ?

Reportage diffusé le 03/12/207 Source : 66 minutes, M6
C’est une affaire hors norme, une affaire où un homme, accusé à tort, à tout perdu ! Il y un an, la vie d’Eric P. a basculé. Cet instituteur a été accusé du pire : le viol d’une de ses élèves de 4 ans. S’en suit une terrible descente aux enfers : détention, perte de son emploi, perte de son salaire et même de sa maison. Éric P le jure : il est innocent. Sa famille, ses amis et ses collègues se mobilisent pour apporter leur soutien à cet homme sans histoire ! Il faudra attendre près d’un an pour que des analyses ADN sur la culotte de la petite fille l’innocente et livre un nouveau suspect auquel personne ne s’attendait…