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La justice continue de s’acharner sur un enseignant injustement accusé du viol d’une élève de Genlis (21) malgré les preuves irréfutables de son innocence :

- Deux sur le même poste, il a été accompagné en permanence d’une collègue le jour des faits supposés.

- Le sperme d'un membre de la famille ayant été retrouvé sur la culotte devrait légitimement induire une nouvelle instruction et permettre le rejet du chef d'accusation.

Comment ne pas émettre des doutes sur le bienfondé de confier l'enquête aux gendarmes de la brigade de proximité alors que la plaignante est une des gendarmes de ce même secteur ?

Pendant que la petite est toujours en danger, le véritable agresseur n'est pas inquiété par la justice.

Nous demandons donc que la justice élargisse ses investigations au vu des éléments recueillis par l'enquête.

Il continue de clamer son innocence et a besoin de votre soutien pour retrouver sa famille et pour que toute la vérité éclate enfin.

Le résumé des faits

Mis à jour le 08/07/2017

Plainte pour viol

Le jeudi 17 novembre 2016, une plainte est déposée contre Éric P. pour viol dans le cadre de ses fonctions d’enseignant dans une école maternelle de Côte d’Or. La victime, la petite Julie*, vient d’avoir 4 ans la veille du dépôt de plainte. Elle présente des traces d’agression sexuelle, et désigne spontanément l’enseignant, selon sa mère. L’agression se serait déroulée le lundi 14 novembre, jour où le père découvre des traces de sang dans la culotte de sa fille lors de la douche du soir.

Éric P. est interpellé et placé immédiatement en garde à vue le jeudi 17 novembre. Celle-ci sera prolongée. Éric P. nie en bloc les accusations. Il est placé en détention provisoire à la Maison d’Arrêt de Dijon le samedi 19 novembre. Il en ressortira plus de 4 mois plus tard, le vendredi 24 mars.

Un viol à l’école maternelle : est-ce possible ?

Impossible. Ce lundi 14 novembre, Éric P. n’est pas seul sur le poste de professeur au sein de la classe. Il s’agit là du premier jour d’un remplacement de deux semaines, la directrice titulaire du poste étant en stage. Une autre enseignante, qui a l’habitude de décharger la directrice tous les lundis, est présente ce jour-là. Éric et cette enseignante font donc classe ensemble le jour des faits supposés. L’ATSEM est aussi présente régulièrement au cours de la journée, dans la classe ou pour le passage aux toilettes.

Plus tard, les dépositions des adultes présents ce jour-là dresseront un tableau parfaitement normal du déroulé de la journée. Ni cris, ni pleurs, ni tristesse, ni le moindre petit changement de comportement de la part de Julie*. Cette dernière déclarera plus tard qu’elle a eu mal et qu’elle a pleuré ce jour-là ; les témoignages des adultes de l’école contredisent formellement ce point.

L’enseignante confirme n’avoir quitté à aucun moment Éric P. sauf lors de la récréation d’après-midi où elle est sortie la première des couloirs avec les premiers élèves déjà prêts. Éric P. a fermé la marche avec les derniers élèves, rejoignant le reste de la classe 5 à 8 minutes plus tard selon l’enseignante.

Aucun élément tangible ne vient étayer la théorie d’un viol à l’école. Toute l’accusation repose sur la seule parole de l’enfant.

Or, les déclarations en question ne vont pas sans poser de sérieux problèmes :

Dans ses déclarations, les lieux de l’agression changent à chaque nouvel interlocuteur. Pour la mère de Julie*, cela s’est passé aux toilettes. Pour le médecin qui constate les lésions, cela s’est passé dans la salle de jeux. Pour les enquêteurs, cela s’est passé au coin cuisine (à priori dans la salle de classe). Pour la psychologue, cela s’est passé dans la salle de classe, mais elle ne sait plus où…

Pourtant, aucun de ses lieux n’est possible au vu des témoignages. Le juge d’instruction, lui, décrète que cela s’est déroulé en sortant en récréation, seule « fenêtre » possible. Ce lieu et ce moment ne sont pourtant à aucun moment évoqués par l’enfant. De plus, aucun camarade dans le groupe des retardataires n’évoquera quelque incident…

À noter que, dans ses déclarations, la petite Julie* explique que le maître lui faisait des milliers de bisous, qu’il l’a embrassée sur la bouche et que cela la faisait rire. Cependant, les témoignages de l’enseignante et de l’ATSEM indiquent qu’Éric a toujours gardé une distance par rapport aux élèves et s’est interdit tout geste ambigu lors de son remplacement. En outre, les anciens collègues d’Éric attestent qu’il a toujours su garder cette même distance et toujours su adopter des professionnels tout au long de sa carrière.

De toutes ces déclarations contradictoires, le juge ne retient qu’un aspect unique : la petite Julie* désigne clairement le maître tandis que les incohérences s’expliqueraient par le jeune âge de la victime !

Le recueil de la parole de l’enfant

Le recueil de la parole de l’enfant pose également de sérieuses questions.

Les parents déclarent avoir découvert les traces de sang sur la culotte de la petite le lundi 14 novembre au soir, et avoir demandé à la petite si elle avait « mal au kiki ». Elle leur dit que « oui » et ils lui appliquent de la crème sans poser aucune question sur les circonstances de cette blessure. « Ils ne se doutaient de rien ». La culotte finit au linge sale.

La petite est envoyée à l’école le mardi 15 novembre par ses parents de manière tout à fait classique. (Éric P., enseignant-remplaçant, est envoyé ce jour-là sur une autre école et n’est donc pas présent).

Le mercredi 16 novembre, Éric P. est de retour dans cette classe et il est cette fois accompagné en permanence d’une stagiaire. À midi, la mère récupère sa fille à l’école et aperçoit pour la première fois le maître. Elle décrit à cette occasion l’enseignant comme quelqu’un « au teint mat, mal rasé, le regard fuyant ». S’agirait-il là des traits fantasmagoriques d’un prédateur sexuel ? Tout ne s’expliquerait-il pas alors ?

Tout nous laisse à penser que la petite Julie* a pu être influencée pour désigner son agresseur si l'on considère que les faits présumés se seraient déroulés le lundi, qu'elle est venue normalement en classe le mardi et qu'elle a accusé son maître d'école seulement le mercredi.

D’ailleurs, est-ce parce que la mère a vu que l’enseignant était un homme qu’elle s’est mise à interroger sa fille et à lui faire formuler les déclarations que l’on connaît ? Et s’il avait été une femme, aurait-elle posé les mêmes questions ? Nous ouvrons là nos interrogations à la puissance du fantasme collectif dans ce genre d’affaires…

Autre élément majeur qui discrédite la parole de la mère : le témoignage de celle-ci change soudain devant la psychologue chargée d’expertiser la petite Julie*. Ce n’est plus à sa mère que la petite se serait confiée, mais à son père au moment de la douche qui lui avait été donnée en revenant de l’école « le jour de ses quatre ans » (donc le mercredi midi).

On peut légitimement douter de la spontanéité de l'accusation de la petite Julie* ne sachant plus vraiment qui a recueilli ses déclarations ni à quel moment elles auraient pu avoir lieu.

Conflit d’intérêts

Comment expliquer la rapidité avec laquelle Éric P. se retrouve ainsi en prison ?

Il faut préciser que la maman de Julie* est gendarme et que c’est à la gendarmerie que l’on demande de mener l’enquête.

Circonstances des plus troublantes, la maman affirme avoir échangé une conversation avec son supérieur hiérarchique de la gendarmerie dès le mercredi après-midi, précisant l'avoir fait depuis sa voiture, avec son kit mains libres et cela en présence de sa fille.

L’instruction se fera exclusivement à charge.

La maman dit dans ses dépositions : « je suis sûre qu’il l’a déjà fait. Il faut l’empêcher de nuire ». Les gendarmes vont donc logiquement enquêter auprès des précédentes écoles dans lesquelles Éric P. a enseigné.

Tous ses anciens collègues ont beaucoup d’estime pour lui et reconnaissent la qualité de son travail, de sa posture d’enseignant et de son éthique professionnelle. Est-ce la raison pour laquelle les dépositions recueillies auprès des écoles restent à l’heure actuelle totalement cachées à la défense ?

Les analyses ADN

Dans un premier temps, les expertises ADN sur la culotte tâchée que portait la victime ont simplement révélé l’absence de l’ADN d’Éric.

Une seconde expertise est réalisée en date du 23 mars 2017. Une tache de sperme de 7 cm sur 2,5 cm se trouve sur le devant de la culotte tachée ici également du sang de la petite. Il s’agit du sperme du père (voire éventuellement d’un frère).

Cet élément essentiel de l’enquête, ajouté à tous les autres, amène la défense à demander qu’Éric P. soit placé sous le statut de témoin assisté et qu’ainsi une enquête sérieuse puisse être menée sur le père.

Cette demande est rejetée par le juge d’instruction qui considère dès l’abord qu’il est possible que la culotte ait été « contaminée » dans le linge sale !

Plus ahurissant : au lendemain des résultats de ces expertises, absolument rien n’est entrepris de la part de la justice. Ni garde à vue, ni perquisitions, ni même la moindre audition du père.

Il faut attendre le 10 avril (soit presque vingt jours plus tard) pour que l’avocate des plaignants demande elle-même à ce que ses clients soient auditionnés au sujet du sperme retrouvé. Les auditions auront bien lieu séparément… mais l’une le 11 avril et l’autre le 12 avril !

Maître Berland expose ici à la presse le traitement fait par le parquet et le juge d'instruction de cette tache de sperme.

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Genlis : témoignage de l'instituteur
Il y a 7 mois, à Genlis, un instituteur remplaçant était suspecté de viol sur une enfant de 4 ans. Interpellé, et écroué sous mandat de dépôt provisoire à la maison d'arrêt de Dijon, cet homme de 42 ans a été remis en liberté en mai dernier. Il a toujours crié son innocence. Aujourd'hui, le journal local "Le Bien Public" révèle que des traces ADN aurait été relevées. Elles mettraient l'instituteur hors de cause.  - France 3 Bourgogne  - Caroline Jouret et Romain Liboz


La situation d’Éric P. aujourd’hui

L’instruction est toujours en cours.

La demande d’Éric P. pour obtenir une copie de son dossier est refusée et de nombreux éléments de l’enquête sont cachés à la défense.

Éric P. a subi une garde à vue prolongée. Son domicile a été perquisitionné et il est apparu menottes aux mains devant ses enfants. Ayant enduré plus de 4 mois de détention durant laquelle il a été insulté, menacé, il est resté plusieurs mois sans salaire obligeant sa femme et ses quatre enfants à quitter leur logement. Il a heureusement reçu sa première paie début juin (il reste suspendu à plein traitement).

Il est urgent de se mobiliser pour contester une instruction bâclée et pour réhabiliter un innocent injustement inculpé.

Pour cela, il serait bon de répondre à quelques questions
  1. Pourquoi ne pas avoir accordé à un homme la légitime présomption d’innocence ?
  2. Pourquoi l’envoyer en détention malgré des dépositions précises de professionnels de l’éducation qui contredisent formellement la parole changeante de l’enfant ?
  3. Est-il éthique de confier l’enquête à la gendarmerie, corps dont fait partie la mère de l’enfant ?
  4. Est-il normal qu’un parent, surtout s’il est gendarme, ne « se doute de rien » lorsqu’il constate du sang dans la culotte de son enfant, au point de ne poser aucune question de circonstance ?
  5. Est-il normal que la découverte de sperme sur une culotte prouvant une agression sexuelle ne donne lieu à aucune investigation ?
  6. Est-il normal qu’un juge d’instruction vienne en aide à l’accusation en apportant le moment et le lieu du crime, en cherchant à justifier la présence de sperme dans une affaire de mœurs ?
  7. Est-il normal que nombre d’éléments (retours de commissions rogatoires, dépositions…) ne soient pas transmis à la défense ?
  8. Pourquoi n’accorde-t-on pas à Éric P. son droit légitime d’avoir une copie du dossier ?

Article rédigé par le Comité de soutien à Éric P.


*Remarque : Le prénom de la fillette a été changé en Julie.

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Un instituteur de Genlis est mis en examen, suspecté de viol sur une de ses élèves, une fillette de 4 ans. La procureur de Dijon vient de confirmer que des traces de sperme retrouvés sur la culotte de la petite fille ne correspondent pas à l'instituteur, mais à un membre de la famille de l'enfant.
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Le calvaire d’Eric P. continue. Vive la dictature de l’émotion !  Depuis le jeudi 17 novembre 2016, Éric P., instituteur dans la Côte d’Or, est accusé d’un viol sur une petite fille de 4 ans pendant les heures de classe du lundi 14 novembre. Placé en garde à vue pendant 48 heures, il a été maintenu en détention provisoire pendant plus de 4 mois (libéré le 24 mars 2017) puis placé sous contrôle judiciaire à plus de 450 Kms de son domicile avec interdiction de se rendre dans la Côte d’Or où sa femme et ses enfants résident. Gendarmerie, justice et médias se sont abattus sur lui sans vergogne en oubliant toute forme de prudence, certains que la parole de l’enfant, recueillie dans des conditions pour le moins étranges, est source de toute la vérité. Peu importe la suite de l’enquête qui pourrait innocenter Eric P. et devrait, peut-être, orienter l’instruction vers l’entourage familial de l’enfant. Le calvaire d’Eric P. continue. Vive…