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"Quand il y a un enfant en danger, il faut prendre toutes les mesures."

-Maître Llorente, avocat d'Éric P.

La justice s'est injustement acharnée pendant un an sur un enseignant injustement accusé du viol d’une élève de Genlis (21) malgré les preuves irréfutables de son innocence :

- Deux sur le même poste, il a été accompagné en permanence d’une collègue le jour des faits supposés.

- Le sperme d'un membre de la famille ayant été retrouvé sur la culotte devrait légitimement induire une nouvelle instruction et permettre le rejet du chef d'accusation.

Comment ne pas émettre des doutes sur le bienfondé de confier l'enquête aux gendarmes de la brigade de proximité alors que la plaignante est une des gendarmes de ce même secteur ?

Pendant que la petite est toujours en danger, le véritable agresseur n'est pas inquiété par la justice.

Nous demandons donc que la justice élargisse ses investigations au vu des éléments recueillis par l'enquête.

Bien que la Cour d’Appel de Dijon ait levée la mise en examen d'Eric, reconnaissant par là son innocence, il a besoin de votre soutien pour que toute la vérité éclate enfin et pour obtenir un non-lieu définitif.

Retrouvez le comité sur les réseaux sociaux :

Instituteur accusé de viol: des analyses mettent une nouvelle fois en cause un membre de la famille

Publié le 11/01/2018
Source : BFM TV



L'avocat d'un instituteur de Côte-d'Or, mis en cause dans une de viol sur une fillette puis innocenté, va remettre, au juge d'instruction, le rapport réalisé par un expert en gynécologie qui tend à démontrer que la fillette aurait été abusée par un membre de sa famille.

Cela fait plus d'un an qu'il clame son innocence. Un instituteur, d'abord mis en examen pour le viol d'une élève de 4 ans, a été mis hors de cause en novembre dernier. Désormais placé sous le statut de témoin assisté, l'homme, enseignant à Genlis, en Côte-d'Or et qui est en discussion avec l'Education nationale pour retrouver un poste, entend obtenir un non-lieu. Pour cela, il pourrait s'appuyer sur un rapport réalisé récemment par un expert en gynécologie que son avocat doit remettre au juge d'instruction en charge du dossier.

L'affaire commence au soir du 14 novembre 2016. Le père de la fillette alerte son épouse sur le fait qu'il a retrouvé une tache de sang dans la culotte de sa petite fille. A cela s'ajoute une irritation au niveau du pubis. Le médecin constate alors un viol. La petite fille va expliquer que "le monsieur, il m'a gratté le kiki" avant de remplacer "monsieur" par "le maître". L'instituteur, placé en garde à vue, puis mis en examen, va passer quatre mois en détention provisoire.


Sperme d'un membre de la famille

Le 23 mars 2017, l'affaire connaît toutefois un rebondissement. Les analyses menées sur la culotte de l'enfant, par le laboratoire de gendarmerie de Bordeaux, révèlent qu'une tache de sperme est mélangée à celle de sang. Le résultat des expertises ADN tombe: il s'agit du sperme d'un membre de la famille de la fillette appartenant à "la lignée paternelle", précise Me Llorente, l'avocat de l'instituteur. Pour sa défense, ce proche va avancer l'hypothèse que le sperme s'est retrouvé sur la culotte de l'enfant lors d'un transfert dans le panier à linge sale.

Le rapport réclamé à un gynécologue, ancien expert auprès de la justice, par la défense vient contredire cette version, selon BFMTV.com, confirmant une information de RTL. "Selon le gynécologue, la concordance entre les deux taches correspond à une manipulation, d'abord par une pénétration digitale puis une tentative de viol et enfin une éjaculation, détaille Me Claude Llorente. Pour que les deux taches arrivent à se confondre, il aurait fallu que le transfert se réalise dans les 20 minutes, délais durant lequel le sperme sèche. Cela parait donc peu vraisemblable."

"Enfant en danger"

Pour l'heure, aucun réquisitoire supplétif, qui permettrait la mise en cause du proche, a été demandé par le parquet de Dijon. Afin de dénoncer les lenteurs de l'enquête, le manque d'équité lors des investigations et l'absence de prise en compte de ces arguments "factuels et scientifiques", l'avocat a adressé un courrier de 12 pages au juge d'instruction. Il y réclame, notamment, le respect "des principes d'équité et de justice" avec "la nomination d'un administrateur ad hoc pour gérer les intérêts de l'enfant". Pour l'heure, le proche et la fillette sont défendus par le même avocat.


Quand il y a un enfant en danger, il faut prendre toutes les mesures
insiste Me Llorente, qui estime, pour sa part, que ce proche, toujours en contact avec la fillette est "gravement compromis".
Justine Chevalier